La Belgique, un Etat caméléon.

Notre pays se déclare être un Etat fédéral. De fait, sa structure institutionnelle est à la fois fédérale, confédérale et unitaire. Transformer un Etat unitaire en un Etat fédéral n’est pas une « simple affaire ». A notre connaissance, l’histoire ne connaît aucune expérience réussie à cet égard. Ce qui explique les aspects complexes de l’opération qui a été ponctuée par de multiples crises politiques :

ü  structure fédérale : elle n’est que partiellement hiérarchisée

ü  structure confédérale : certains ministères régionaux sont autant compétents en principe que ceux du fédéral, comme les affaires étrangères, la coopération au développement, etc.

ü  structure unitaire : les gouverneurs de province, par exemple

Il ne faut s’en cacher : l’absence d’une structure hiérarchisée pour l’ensemble des institutions est une source permanente de conflits. Tant que l’UE ne se mue pas en une fédération d’Etats-Régions (dont la Flandre et la Wallonie avec la Région de Bruxelles reconnu comme « District Européen »), le problème communautaire, un dérivé du caractère caméléon de nos structures institutionnelles demeurera à l’affiche.

Notons en passant que l’on recense 6.912 langues vivantes de par le monde dont 516 qui sont en voie de disparition. Qu’eut été le globe terrestre, si les 6.912 communautés linguistiques se fussent comportées comme le Nord de notre pays à propos de la langue flamande ?

Il est vrai que la Belgique est le seul pays au monde où une des langues « nationales » a été instrumentée à tel point. La langue française dans la province du Québec a subi à un moment donné une vague de revendication du même genre que notre pays. Les citoyens québecquois ont finalement compris que leur intérêt était plutôt dans une fédération provinciale que dans l’éclosion d’un Etat indépendant isolé en Amérique du Nord.

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