Les acquis de notre société depuis le décès de Nathan Rothschild en 1836.

La présente chronique est inspirée d’un article de John Kay paru dans le « Financial Times » du 5 novembre dernier.  Il évoque Nathan Rothschild,  le second homme le plus riche, selon le magazine Forbes, depuis un général romain du temps de César.  A ce titre, il détrône l’Américain John D. Rockefeller, le Mexicain Carlos Slim et le fondateur de Microsoft Bill Gates.

Nathan Rothschild mourut à l’âge de 58 ans suite à un abcès et ce, malgré les meilleurs soins prodigués à l’époque, une pathologie qui n’aurait posé aucun problème au corps médical d’aujourd’hui.  Il n’a jamais utilisé une voiture, pris le train ou l’avion.  Il n’a jamais visité l’Inde, écouté un enregistrement musical, vu un film, effectué un appel téléphonique ou bénéficié de l’éclairage électrique.

Certes, Nathan Rothschild était effectivement le second homme le plus riche de tous les temps ?   Il pouvait mobiliser une armée de calèches et manger dans des plats en or.  Mais, tout compte fait, je ne négocierais ma vie contre la sienne.

Ce cas révèle tout d’abord la relativité d’un concept auquel nous aspirons tous : disposer de moyens suffisants pour assurer notre bien-être.

Ensuite, l’exemple ci-dessus, montre à quel point le monde occidental en particulier, a  produit des avancées sur le plan technologique en dépit de l’inflation.  Ce faisant, ces progrès ont été réalisés à des prix constants décroissants.  Un exemple, un PC actuel – nettement plus puissant – coûte 10 fois moins cher que celui qu’on pouvait acquérir en 1990.

Enfin, toutes les « amenities » dont nous jouissons aujourd’hui, sont accessibles à une grande fraction de la population.

Pour conclure, si aucun régime économique n’est parfait, il faut admettre que les progrès réalisés depuis le début du XIXème siècle, sont impressionnants à tous égards, sauf peut-être au niveau des institutions politiques.  En tout état de cause, la population des Etats démocratiques a largement profité de ces progrès à la faveur de marchés concurrentiels, dont certains d’entre eux d’envergure mondiale.  En dernière analyse, chacun d’entre nous est devenu une espèce de Nathan Rothschild avec toutes les faveurs d’une civilisation rajeunie.

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