Les gadgets qui changent le monde !

L’information est un bien précieux ! La partager avec autrui confère une aura variant avec l’importance de l’information communiquée aux tiers. La diffuser à grande échelle peut provoquer un mouvement de foule. C’est précisément ce qui s’est passé depuis l’avènement de la radiodiffusion qui a contribué à l’essor des régimes dictatoriaux en Europe après la Seconde Guerre Mondiale, tandis que le développement de la télévision a coïncidé avec l’intermède plus ou moins pacifique de l’après-guerre.

Par contre, les transistors premier véritable « gadget » a joué un rôle déterminant dans l’échec du coup d’Etat des Généraux à partir de l’Algérie. Le fax a permis de mobiliser à temps les partisans de la pérestroïka pour inverser le cours de l’histoire de l’URSS en 1990. La révolution informatique avec la commercialisation à grande échelle du PC n’est pas étrangère à la genèse de la « perestroïka ». Le GSM est intervenu massivement lors de multiples conflits locaux de par le monde depuis une vingtaine d’années. Les plaquettes et GSM ( Smartphone, Ipod) élaborés qui ont succédés au GSM de simple communication permettent désormais de transférer chez soi toute communication et information enregistrée.

Enfin, les réseaux sociaux informatisés, tels que Facebook, Twitter etc. ont été à la base des mouvements insurrectionnels dans le monde arabe au début de cette année et même de manifestations « spontanées » en Europe, comme la marche de protestation le 23 janvier à Bruxelles en faveur d’une conclusion des négociations politiques belges.

Ce que nous apprend l’éclosion de ces « gadgets » est que les mandataires politiques ne sont plus habilités de faire n’importe quoi, n’importe comment. La société civile entend que le mandat confié aux élus soit respecté dans ses grandes lignes, que l’on s’accorde sur un compromis « raisonnable », afin de pouvoir constituer un gouvernement, rien de plus légitime, à condition que la déclaration gouvernementale soumise au Parlement soit constructive et lèse le moins de personnes possible. Sans quoi, le public manifestera et risque, ce faisant, de porter atteinte à la viabilité du gouvernement. Si l’on veut consacrer un niveau élevé de sérénité dans le débat politique, il appartiendra dorénavant aux hommes politiques responsables de veiller à bien informer les citoyens, cd. le plus objectivement possible, que l’information soit aussi transparente que possible, la plus large et la plus ouverte possible. Après tout, un exercice qui rajeunit les droits de l’Homme.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir