L'Homme - alias l'humanité - saura-t-il maîtriser les progrès de la science, en particulier celui de l'intelligence artificielle ?

De nombreux philosophes s’inquiètent de l’avenir de l’humanité.

Nous-mêmes, dans une maxime d’étudiant quelque peu pessimiste, rédigé en 1943,  disions que « l’homme est à peine supérieur à l’animal, car il crée de ses propres moyens les agents de sa propre destruction ». 

Nous songions notamment au rayon de la mort, qui est en sorte l’actuel laser, à la dégradation de la race humaine à la faveur de la survie des personnes handicapées – thèse à la mode à cette époque – mais plus précisément à cette crainte subconsciente que l’Homme risque de perdre le contrôle des progrès techniques qu’il génère, une réflexion exprimée notamment par l’astrophysicien britannique Stephen Hawking.

Or, il se fait que notre civilisation est confrontée à deux menaces « mortelles » :

  1. la première est une disruption généralisée à l’échelle mondiale de nos systèmes de communication.  De tels évènement sont survenus maintes fois durant un temps limité et d’une ampleur réduite.  Chacun sait les ennuis que causent les virus qu’on n’a pu éradiquer.  A l’échelle d’un continent, le monde ne survivrait pas au chaos qui s’installerait dans toutes les facettes de la vie humaine, un risque que l’on ne peut exclure au vu de certains mouvements nihilistes ou fanatisés.
  2. la seconde menace est l’emprise des nouvelles technologies dont l’intelligence artificielle sur la société.  On connait le potentiel qu’on n’avait pas soupçonné de la nanotechnologie.   Des millions de donnés à exploiter ou à tout le moins exploitables.  Ce que l’on craint est que ces données se développent par eux-mêmes et se substituent à l’homme.  Ce phénomène autocréateur porte déjà son nom : « l’intelligence artificielle ».

Un risque qu’on ne peut ignorer, est que l’intelligence artificielle ne se retourne contre l’homme.  Elle pourrait manipuler les dirigeants politiques, altérer les marchés financiers et concevoir des armes que nous ne pourrions contrôler.  D’où la nécessité d’une bonne maitrise du cerveau, vu le déploiement de cette intelligence artificielle, un milliard de fois plus puissante que tous les cerveaux humains réunis.

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