Double allégance et droits de l'Homme.

 Les réflexions de Drieu Godefridi dans « La Libre Belgique » du 2 et 3 mars 2013 ne manquent pas d'intérêt.

  Néanmoins, une double allégeance avec l'Etat d'Israël de nos jours que pourrait ressentir une personne d'origine juive comme celle manifestée autrefois avec le Vatican par une personne de confession catholique (au XIX siècle et au début du XX siècle) n'est ni contraire au droits de l'Homme, ni répréhensible en quoique ce soit, si la personne en cause n'agit pas à l'encontre des intérêts de son pays d'adoption.  Par contre, agresser un individu, parce qu'il n'appartient pas à la même congrégation religieuse que la sienne, est une violation des droits de l'Homme, que ce soit une agression par un Musulman radical ou par un antisémite d'extrême droite contre une personne de confession israélite ou encore par un Musulman de confession chiite contre un Musulman de confession sunnite.

De là, à proclamer sa solidarité indéfectible avec la communauté juive à l'occasion des agressions ci-avant en vertu d'un attachement indéfectible aux droits de l'Homme, rien de surprenant.  De fait, tout citoyen « normal » réprouve les attentats gratuits contre autrui sans autre raison que cet « autrui » professerait une autre religion.  S'il n'en était pas ainsi, l'on jetterait les bases d'une guerre civile à l'échelle mondiale.  Le respect d'autrui, alias la tolérance mutuelle, constitue le fondement des droits de l'Homme et des régimes démocratiques qui ont émergé progressivement en Occident.

                                                                                              Jules A. HORN  -  Knokke
                                                                                              publié dans "La Libre Belgique"
                                

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