Que penser de la crise boursière chinoise ?

Premier constat :   si un certain nombre d’économistes ont appréhendé le surendettement des entreprises chinoises durant le premier semestre de 2015, peu d’entre eux ont anticipé l’ampleur de la « débâcle » à laquelle ont été soumises les bourses chinoises qui ont perdu un tiers de leur capitalisation au cours d’un seul mois.

Cette chute brutale dans un pays dit communiste nous réconforte sur un point : capitalistes ou non, les marchés boursiers traduisent des symptômes similaires, quelles que soient les mesures adoptées par les autorités de tutelle.

Deuxième constat : les banques centrales ne communiquent pas suffisamment avec leur public quant à l’évolution de la conjoncture.  Elles collectent bien les données auprès des entreprises, mais les conservent par ailleurs pour elles.  Or, une meilleure connaissance des facteurs conjecturaux permettrait d’éviter les chocs dramatiques du genre « subprime » aux Etats-Unis ou du surendettement chinois.  Certes, des efforts ont été faits par-ci par-là, en particulier aux Etats-Unis après la crise de 2008, mais ils sont insuffisants.  Légalement, les institutions d’émissions ont une structure publique, les obligeant,  à notre avis,  de faire preuve de transparence et dès lors de publier les résultats de leurs enquêtes.

Troisième constat :  la volatilité des marchés financiers dégage des plus ou moins values. Les disparités peuvent être sensibles. Par exemple, un baril de pétrole à plus de $ 100 durant plusieurs années et un baril à moins de $ 40 aujourd’hui.  Quelle est sa vraie valeur ? De même, une UBS qui cotait FS 13 au début de l’année et  FS 22 avant la crise chinoise. Il s’agit ici de deux entités phares sur les marchés financiers.

Quatrième constat : en fait un double constat :

  1. les « petites » bourses ne craignent plus les fusions ou absorptions par une société locale ou étrangère disposant de réserves suffisantes.
  2. les marchés boursiers privilégient de plus en plus les « grandes valeurs », soit qu’elles ont fait leurs preuves, comme Apple et Google, soit qu’elles sont prometteuses « hors normes », comme Netflix.  Ce qui n’exclut pas que certains d’entre elles ratent le coche, comme Alibaba et Twitter.

Cinquième constat : lors d’une crise boursière, certaines grosses sociétés font faillite, provoquant des remous financiers, dont certains sont difficiles à maitriser, car imprévus.  Dans ce cas, l’on a tout intérêt d’agir au plus vite pour limiter les dégâts.  Quant à la situation générale des places chinoises, B.T.T. pense que les autorités prendront les dispositions qui s’imposent pour réduire drastiquement le surendettement, essentiellement celui du secteur public.  Ce qui laisse présager une reprise du marché chinois d’ici la fin de l’année.

En d’autres termes, l’investisseur n’est jamais à l’abri d’une surprise agréable ou moins agréable. D’où la nécessité – un conseil de B.T.T. – d’organiser un repli sur une seconde ligne de défense pour tout patrimoine boursier.

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