Une réflexion sur la croissance et le bien-être, deux concepts évasifs.

Lors du prochain congrès des économistes d’expression francophone de la Fédération Wallonie-Bruxelles, une des commissions traitera des rapports entre la croissance  et le bien-être, en partant de l’idée que  la croissance est dépassée pour des raisons diverses exogènes qui sont par exemple l’écologie ou des considérations sociales.

Certes, les facteurs exogènes ne peuvent plus être ignorés dans le monde d’aujourd’hui face à des mutations qui ont pris une ampleur imprévue il y a un demi-siècle à peine, tels que la pollution, le réchauffement climatique, la menace nucléaire, l’érosion planétaire, la salinisation des terres agricoles, etc.

Notre avis a été de tout temps affirmatif à cet égard.  C’est en effet à la faveur du taux de croissance  - sous-entendu l’augmentation de la productivité – que l’homme (et la femme) sont en mesure de mobiliser les moyens nécessaires pour combattre les multiples nuisances qui les assaillent de plus en plus de toutes parts.  Se borner à lutter contre les effets néfastes secondaires se solderait par un échec collectif fatal pour l’humanité à raison d’un double argument :

  1. les progrès technologiques sont de mieux en mieux adaptés et adaptables  à notre environnement de sorte que les ignorer constituerait un handicap insurmontable
  2. l’individu lui-même tend à se détacher des contingences extrêmes au profit d’un équilibre interne au fur et à mesure de son degré d’éducation

Il importe donc de se préoccuper de tout ce qui nuit ou risque de nuire à la durabilité de la société humaine, tout en cultivant son équilibre propre aux niveaux de la santé, de son mode de vie, de son activité professionnelle et de nos relations personnelles.

La croissance et l’économie de marché (encadrée) assurera un bien-être accru dans le temps.  Dans ce contexte, le bien-être est un dérivé, non l’inverse.

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