Des élections présidentielles sans surprise ?

Les instituts de sondages ne devaient pas être très fiers le soir des élections du Premier Tour, le 22 avril dernier.

D’abord, le taux de participation atteignit un quasi record à plus de 80 %, alors qu’on prévoyait un taux d’abstention de plus de 30 %.

Ensuite, l’avance projetée de François Hollande par rapport à Nicolas Sarkozy se rétrécit à un simple 1,5 %, alors que certains sondages l’estimaient à quelque 3 %.

La plus grande surprise fut le score du F.N. à 18 %. Tous les instituts de sondages le plaçant à coude à coude avec le Front de Gauche à 14, 15 ou 16 %. Au surplus, le Front de Gauche ne parvint à recueillir qu’un maigre 11,9 %.

Dernière surprise est le score de François Bayrou : 9,1 %, nettement moins qu’en 2007 et en retrait par rapport aux sondages qui lui donnait plus de 10 %.

Ces résultats ne confortent pas trop le leader socialiste, quoique celui-ci témoigne publiquement sa confiance dans l’issue du scrutin le 6 mai prochain.

Or, celui-ci peut nous réserver de nouvelles surprises. Le refus de se confronter à Nicolas Sarkozy plus d’une fois durant le Second Tour risque fort de peser lors du vote final. On ne connaît toujours pas en faveur de quel candidat François Bayrou va se prononcer.

Et enfin, l’électorat du F.N. pourrait en dernière minute se porter massivement pour le président sortant, comme en 2007.

Et pour finir, les sondages qui annoncent l’élection de François Hollande comme le nouveau président de la République française avec une marge de 6 % à 12 % pourraient se tromper une fois de plus.

La partie n’est donc pas encore jouée !

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