Une sortie honorable.

Battu de peu  - une variation d’un peu plus d’1 ½  pourcent  -  auraient permis à Nicolas Sarkozy de l’emporter  -  le résultat des élections présidentielles est honorable.  Depuis la réforme minimale des retraites à 62 ans, en 2010, l’opinion publique avait basculé contre le président sortant.  Il est donc surprenant que l’écart entre les 2 candidats n’ait pas été nettement plus ample.

Le second constat est le cheminement crescendo de la campagne de François Hollande depuis sa sélection  «aux primaires », une initiative intelligente du P.S.  La suite est bien connue : des discours riches en formules dithyrambique et un comportement « sage » face aux  invectives d’un challenger lors du débat télévisé du 3 mai dernier.

Le troisième constat est l’impact de la crise qui éclata en 2008 et qui n’a pas encore été entièrement résorbée en ce moment.  Il faut reconnaître que la France a mieux résisté à ses effets que les autres grandes puissances européennes à l’exception de l’Allemagne.

Le quatrième constat est que le président sortant a été victime de ses propres réformes institutionnelles qu’il a préconisées, sous la présidence de Chirac, en particulier le quinquennat présidentiel.  S’il n’avait pas proposé cette réforme, il  occuperait encore l’Elysée durant 2 ans,  et aurait pu, en 2014, espérer un retour à la croissance, des finances publiques en équilibre et à un peu moins d’austérité. La donne aurait sans doute changé.

Le cinquième constat :   l’on admet généralement que le Président Sarkozy a abattu un travail dont peu d’hommes politiques peuvent se prévaloir.  Il s’est conduit plutôt comme un chef d’entreprise,  soucieux avant tout de réussir des réformes en optimalisant les résultats, voire la productivité, cd. obtenir plus avec moins.  Une approche non doctrinaire, mais fondée sur des principes économiques que dans l’ensemble,  l’opinion publique a acceptés, car « apolitiques », hormis la réforme des retraites, alors que les prédécesseurs du président sortant « se contentaient d’administrer les affaires de l’Etat ».

Nul doute que le retrait prématuré de Nicolas Sarkozy sera ressenti durant le quinquennat de François Hollande.  Heureux pour celui-ci que l’acuité de la crise de l’euro est apparemment un fait du passé, quoique d’autres embuches l’attendent durant les prochains mois.

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