Faits insolites 17 octobre 2016

-  Les traités transatlantiques ont beaucoup de peine d’être adoptés par nos parlements.  La CETA est bloquée en Wallonie et les négociations sur la TTIP suscitent de nombreuses réserves tant au Nord qu’au Sud du Royaume, car elle confère des pouvoirs exorbitants au secteur privé qui pourra fixer ses propres sanctions en lieu et place des tribunaux.  En outre, certains produits toujours bannis en Europe, seraient à nouveau autorisés en vertu du Pacte TTIP.

-  Le gouvernement a lancé la « phase 2 » de son « Plan Canal » à Bruxelles.  Vu le bilan positif de la « Phase 1 », les services de police renforcés ont été étendus à six communes supplémentaires de la zone bruxelloise, entrainant la dissolution de 87 asbl,  de la radiation de 589 personnes et la fermeture d’une école coranique, le tout en mettant fin aux allocations à rembourser.  La tenue d’une banque de données permettra de suivre le titulaire d’un dossier d’un arrondissement à l’autre.

-  L’ancien bourgmestre de Fontaine-L’Evêque a été condamné par le tribunal correctionnel de Charleroi à un an de prison avec sursis.  Ce verdict a été prononcé, malgré une culpabilité pour détournement de fonds au détriment de la ville.  Encore un exemple d’une justice manipulée.

-  Les syndicats accusent le gouvernement de leurs avoirs privés de huit milliards d’euros représentés par l’impact du saut à l’index (coût €2.7 milliards), par des allocations sociales (dont coût € 2,3 milliards), diverses coupes dans la sécurité sociale (estimées selon les syndicats à € 3 milliards).  Pour le gouvernement, ces chiffres sont exagérés.  En vérité, le gouvernement n’a rien pris dans la poche des travailleurs. Au contraire, grâce aux nouveaux emplois, 74.000 d’entre eux ont vu leur pouvoir d’achat augmenter.

-  Les policiers de l’agglomération carolingienne ont manifesté contre le manque d’effectifs.  Par rapport au cadre officiel de 1.078 unités, ils ne sont que 900 actifs ce qui occasionne des dépassements d’horaires et une accumulation d’heures supplémentaires.

-   Encore un cas de mauvaise gestion ou de manque de gestion d’une grande commune wallonne, Gosselies.  Une cinquantaine de résidents de la résidence « Massimo » ont dû être déplacée suite à la mise sous scellé de l’immeuble, vu les conditions déplorables d’hygiène.  L’affaire est à l’instruction, mais personne n’a été inquiété jusqu’à présent.

-  Une autre affaire a été révélée par une filiale de Solvay à propos de la sécurité du groupe Electrabel quant à ses activités nucléaires.  L’insuffisance des données a nécessité la mise en œuvre d’un audit par l’AFCN qui effectuera des contrôles réguliers.  En l’occurrence, « la sécurité des données n’est pas une priorité » déclara Electrabel !

-  Les pertes d’emploi qui atteignent plus de 10.000 postes de travail pour les neuf premiers mois de l’année inquiète les autorités, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles.  Mais, les médias ne dramatisent-ils pas trop les fermetures et les « restructurations », lorsqu’on apprend que deux travailleurs sur trois retrouvent actuellement un emploi endéans les 18 mois à deux ans.  Du reste, le nombre de nouveaux emplois, proportionnellement mieux rémunérés, crées depuis le début de l’année dernière dépasse les 60.000.  Rappelons que le personnel licencié dans les grandes entreprises où les syndicats ont leur mot à dire,  bénéficie de conditions de départ qui leur permet d’assurer la soudure entre l’ancien et le nouvel emploi.

-  Le phénomène social que nous constatons depuis quelques années n’est pas exceptionnel dans notre société de plus en plus influencée par les progrès « high tech », principalement dans le « numérique » au point que le travail change de nature.  D’une part, la machine remplace l’homme qui devient plutôt un conseiller.  Un bel exemple : l’assurance, disponible en ligne, libère le courtier qui peut désormais traiter avec ses clients à partir des données numériques.  Notons que cette évolution se vérifie dans beaucoup d’autres professions, telles des banques, les transports, la distribution, etc.  Parler de «crise » à ce sujet, parce que tout changement comporte des risques, c’est méconnaitre l’économie de marché.  Depuis deux siècles, les crises furent la rançon du progrès extraordinaire réalisé par notre société.  D’où l’étonnement des milieux scientifiques et patronaux à l’égard des « manifestations nationales » du 29 septembre dernier.

-  Il y a un aspect du problème de l’emploi qui pose problème : la suppression d’une partie du personnel, alors que l’entreprise est prospère et compte l’être encore davantage par après ! Les syndicats voudraient restreindre ce pouvoir aux entreprises qui ne rencontrent pas de difficultés.  Mais ici la donne a changé.  En effet,  non seulement les risques qu’elles encourent de nos jours sont de plus en plus élevés (par exemple, le désastre de la Galaxy de Samsung), mais le poids de la concurrence les contraint d’absorber quelquefois leurs concurrents à coups de milliards d’euros.  C’est à ce titre que la société danoise pharmaceutique Novo Nordish a justifié la réduction de 1.000 postes de travail.

-  La presse a fait largement écho à la chute boursière de la première banque allemande, la « Deutsche Bank ».  La fragilisation de celle-ci résulte d’une politique malsaine et très risquée d’exposer l’entreprise financière à des produits dérivés équivalents 13 fois le PIB allemand, soit trois fois le montant de Lehman Brothers, lors de la faillite en septembre 2008.

-  Les pertes accusées par les compagnies d’assurances de par le monde en raison des catastrophes naturelles ont progressé de 38% à $ 71 milliards selon la société Swiss Re.  Un chiffre record ?

-  Un moratoire a été imposé à Luxembourg sur la construction de supermarchés s’étendant sur  plus de 60.000 m, sous la pression des concurrents établis dans la ville.  Leur inquiétude s’expliquerait par l’extension des surfaces commerciales à raison de 35% en deux ans.

-  Peu de Belges travaillent encore au-delà des 65 ans : un sur vingt, le plus mauvais score dans l’U.E. avec l’Espagne.  Par contre, dans l’Europe du Nord, les taux sont nettement plus élevés : 29,3% en Estonie, 21,6% en Suède, 21,2% en Grande-Bretagne.  Ce qui constitue un des facteurs du « mal belge ».

- La semaine de 4 jours pour des travailleurs de plus de 60 ans sans perte de salaire, préconisée parti le Parti Socialiste a été soumis pour accord par le gouvernement wallon à son parlement.  Est-ce véritablement un progrès social, alors que seuls 370 personnes seraient concernées en 2017 ?

-  Le marché de l’art a perdu quelque peu de son envol comparé avec il y a quelques mois.  Des résultats « moyens » pour des objets qui auraient mérité un sort meilleur :

  • une horloge datant des années 1740 a été adjugée € 876.000 lors d’une vente à Varenne
  • un dessin original d’Hergé mis en vente par Artcurial à Hong Kong et qui fit € 967.279
  • une assiette de Tournai appartenant au Duc d’Orléans, créée en 1787, obtint € 32.000 une pièce parmi les 1593 que comptait ce service

-  Une remarque d’un professionnel : le foisonnement actuel des galeries s’explique par le désir de participer aux foires et salons où elles réalisent le plus gros de leur chiffre d’affaires.

-  L’initiative des autorités culturelles bruxelloise de faire du garage Citroën une filiale semi-privée du Musée Beaubourg nous parait intelligente.  Par contre, celle de tenter de faire sponsoriser le Musée Wiertz à Bruxelles serait plus hasardeuse.

-  Surprenant ou choquant, les lettres secrètes du Président François Mitterrand amoureux dévoilées dans un livre d’Anne Pingeot « Lettres à Anne, 1962-1995 » (source « La Libre Belgique du 7 octobre 2016)

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir