Est-ce le moment d'intervenir en bourse ?

Pour répondre à cette question, il convient de s'assurer de plusieurs préalables 

1. dispose-t-on de liquidités suffisantes ? Les affiliées à B.T.T. qui ont suivi la recommandation du « Flash » en date du 9 janvier dernier ont liquidé un certain nombre de positions et dès lors détiennent une « force de frappe » prête à intervenir s'il y a lieu

2. quel est le continent ou la zone le plus prometteur à moyen terme (2 à 3 ans) ?

Il n'y a pas de réponse toute simple :
a) si les analystes financiers considèrent que la bourse américaine est relativement chère sur base des rapports cours « bénéfice », l'un ou l'autre secteur poursuit son envol au vu de ses perspectives de croissance. Quant à l'industrie pétrolière, elle traverse une de ses plus mauvaises passes de son histoire, comme le sont à peu près toutes les exploitations de l'OPEC.
b) sur les marchés boursiers qui ont bien résisté depuis le début de la crise, dont le nôtre, certaines « grandes » valeurs ont accusé des baisses spectaculaires, telles que ING (+/- de 30%), Solvay (+ de 40%)
c) dans quelle devise ?
La devise la plus entourée est sans conteste le dollar américain. Le Trésor tire profit des taux d'intérêt obligataires pour rembourser progressivement sa dette. Autre devise convoitée est le franc suisse, bien que pour l'instant l'économie helvétique peine à convaincre sa clientèle en raison de la cherté de sa devise. L'euro, par contre, se défend actuellement mieux que prévu avec un taux de change plutôt avantageux face à d'autres devises fortes, le tout stimulé pas le cours déprimé du pétrole
d) quel secteur privilégier ?

Là aussi, plusieurs opérations peuvent être envisagées :
 un achat de 6 mois à un an sur le marché des matières premières en fixant une limite à $ 36 le baril, soit le cours plus ou moins plancher du combustible pour cette durée, lequel cotait encore il y a un peu plus d'un an $ 115 le baril
 une ou plusieurs excellentes sociétés pétrolières telles que la Royal Dutch (à $19) ou Transocean (à FS 10)
 des valeurs bancaires qui possèdent un potentiel important de hausse, comme la BNP Paribas, KBC, UBS
 des valeurs d'assurance solides, comme Allianz, Axa, La Baloise, Zürich
 des valeurs offrant des biens durables, telles que :
• Bekaert (- 60%)
• Schlumberger (- 50%)
• Volkswagen (- 70%)
 des valeurs dans des secteurs de la consommation qui ont performé depuis le début de ce siècle, telles que :
• AB-Inbev
• Delhaize
• Nestlé
• l'Oréal
 des valeurs pharmaceutiques de renom, comme UCB, Novartis (- 30%) , Roche, Solvay (- 40%),
 des valeurs individuelles qui se distinguent, telles que :
• Berkshire
• Sofina
• IBA

3. Des conseils qui n'en sont pas. Nombre de conseillers en gestion de portefeuille, qui se qualifient de conseillers en gestion de patrimoine, formulent des généralités qui n'ont aucun sens pratique. A titre d'exemple :
 acheter des valeurs de qualité
 soyez circonspects
 faites preuve de prudence, etc.
Or, de nos jours, toute action est susceptible d'être secouée par les marchés. L'onde de choc n'est plus localisée dans un pays déterminé. Elle peut provenir de l'Extrême-Orient comme nous le constations depuis quelques mois, voire de l'Australie (en ce qui concerne l'offre excédentaire d'or). Pas plus tard que le vendredi 29 janvier dernier, le cours du pétrole a gagné près de $ 10 en une seule séance suite à l'annonce d'un accord entre la Russie et l'Iran.

Lors de la crise de 2008-2009, le titre bancaire le plus convoité, UBS, a perdu jusqu'à 90% de sa valeur. L'année dernière, l'une des valeurs automobiles la plus prisée, VW, a chuté de 60%. ING, une valeur financière de premier plan au sein du Benelux, a vu son cours régressé de 30% en moins d'une semaine, tandis qu'une valeur solide comme Solvay n'a cessé de décliner depuis 2 mois.

Les placements boursiers requièrent aujourd'hui une surveillance permanente. Ils postulent une vision à long terme (10 à 15 ans) et du caractère. Car, les risques sont toujours présents, bien que comparer la bourse à un casino soit un « abus de langage ». Au casino, l'on est perdant au départ ; en bourse, l'investisseur non spéculatif et patient est gagnant dans plus de six cas sur dix.

4. En opérant en bourse, l'on peut s'enrichir de multiples façons, notamment grâce aux nouvelles technologies, avec de bonnes, mais aussi avec des mauvaises intentions que s'efforcent de sanctionner les autorités prudentielles.
Notre conseil : éviter à tout prix de vous lancer dans des opérations qui ne vous sont pas familières et limitez-vous à des transactions plutôt simples lorsque vous souhaitez investir dans un indice (« tracker ») ou dans un fonds mutuels (Sicav), afin de réduire le risque final.

5. Le mot de la fin : ne pas oublier que le risque d'un placement boursier a cru depuis la Seconde Guerre Mondiale avec :
 les crises économiques et monétaires
 l'inflation
 les risques de change
 les risques imputables à une modification d'un processus de production
 les risques politiques.

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