Gestion patrimoniale 22 juin 2011

1. La transparence n’est pas l’apanage du monde bancaire.

  *  La « crise de l’euro » illustre l’absence de sérieux que dénotent de nombreuses banques grecques, irlandaises et portugaises. Chez nous, toutes les grandes banques ont investi dans des obligations émises dans ces pays et des obligations américaines « subprime » au-delà du raisonnable, sans en aviser ni leurs actionnaires, ni même quelque fois les autorités prudentielles. D’où l’opportunité de Bâle III pour contrer les imprudences commises ou que pourrait commettre une grande banque.

  *  L’on aurait pu espérer que les fonds indiciels eussent été émis en nombre limité, puisqu’ils sont sensés refléter l’évolution d’un indice boursier. Malheureusement, nombre de grandes banques ont crée des prétendus « exchange trade fonds » (ETF) qui prétendent refléter les mouvements d’indice, alors qu’ils se composent de bien d’autres éléments que les valeurs de l’indice, qu’ils sont supposés copier. Ainsi à la bourse de Bruxelles, on relève près de 500 EFT (« L’Echo » du 4 avril 2011).

  *  Certaines banques émettent des obligations, non pour financer des investissements, mais pour racheter des actions, voire distribuer une dividende, ce qui était rarement le cas naguère.

  *  Certaines banques ont proposé à leurs clients des fonds structurés qui veillaient à l’«Investor’s protection », selon les donnés des prospecteurs. En plus d’un an le cours de certaines de ces obligations a baissé de 80 % (« L’Echo » du 25 mars 2011).

2. L’économie mondiale se porte relativement bien. Un indice : le rythme des biens forclos aux Etats-Unis ralentit. Le nombre de jours qu’il faut compter en moyenne pour qu’une habitation soit saisie est passé de 340 à 400. Leur nombre a aussi baissé jusqu’à 57 % d’une année à l’autre (en Floride).

3. Il est intéressant d’observer que les fonds de pension ont des stratégies différentes d’un pays à l’autre :

  *  les actions représentent 5 % à 50 % des actifs selon les pays ; les fonds belges quelque 35 %

  *  par contre, les obligations jouissent d’une position privilégiée dans la plupart des pays : entre 30 % et 80%

  *  l’immobilier, contrairement à ce que l’on pourrait penser, garde une position congrue de 0% à 20% (« L’Echo » du 4 mai 2011)

 4. Le Mifid, cd. l’analyse du patrimoine et l’évaluation des connaissances financières d’un investisseurs est une obligation dans le chef des intermédiaires financiers. Cependant, ce travail est loin d’être simple. L’obtention de toutes les données n’est guère une tâche facile, car peu d’épargnants sont prêts à révéler « leur fortune ». D’autre part, l’analyse du patrimoine et l’élaboration du plan financier est une tâche délicate, exigeant compétence, expérience et psychologie. D’où le faible taux de concordance entre la réalité du patrimoine et du dossier Mifid du client.

5. La régulation plus stricte des marchés boursiers en particulier aux Etats-Unis avec notamment la loi Sarbanes Oxley et les mesures prises ou simplement préconisées par l’Administration Obama, incitent certaines sociétés à se « délister ». Le nombre d’IPO (introduction boursière) diminuent également.

6. L’engouement pour les investissements en matières premières ne s’est illustré que depuis les années 2005. Ainsi, les hedge funds qui n’avaient placés que $ 13 milliards dans ce secteur en 2003 ont porté leurs investissements à plus de $ 250 milliards en 2010.

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