Esquisse d'une solution au conflit Israélo-Palestinien.

Nombre d’organisations européennes ont pris parti à la cause du Fatah visant à doter l’Autorité palestinienne de la souveraineté entière d’un état indépendant, et ce, au nom des droits de l’Homme.  Parmi elles, la Ligue Belge des droits de l’Homme.

B.T.T. s’insurge contre cette revendication car déterminer si telle ou telle communauté est lésée dans ses droits, parce qu’elle ne jouit pas de son indépendance ne relève pas de la Charte européenne des droits de l’Homme.  Certes, la puissance occupante doit respecter certains droits fondamentaux, mais l’octroi de la souveraineté est une décision politique qui relève des autorités nationales et éventuellement internationales.

Ceci étant dit, il faut reconnaître que le statuquo actuel, remontant aux accords D’Oslo de 1993,  crée un malaise tant du côté palestinien bien entendu, mais aussi dans les milieux politiques israéliens, ainsi qu’au sein du gouvernement dirigé par le Premier Ministre Benyamin Netanyahou.  Ainsi serait-il opportun de rechercher une solution qui réponde à certains critères qui devraient calmer les appréhensions des uns et des autres.

A ce propos, B.T.T. a conçu trois scénarios distincts, mais qui par endroits se recoupent.

   1)  Première formule : le « condominium israélo-jordanien »

Dans ce cas l’Autorité palestinienne bénéficierait d’une autonomie complète, avec la triple réserve :

  1. de devoir respecter les droits fondamentaux de l’Homme et de la Femme
  2. d’interdire sur son territoire toute propagande anti-israélienne, antisémite ou antisioniste.  Deux compétences relèveraient, l’une du gouvernement israélien, à savoir la défense, l’autre, la politique étrangère,  dépendrait du Gouverneur nommé alternativement tous les 3 ans par le Président de l’Etat d’Israël et par le ou la monarque de Jordanie.
  3. les Palestiniens et résidents à Jérusalem-Est bénéficieraient de la nationalité palestinienne et pourraient participer aux élections législatives tenues en Cisjordanie.  Les Israéliens habitant dans une implantation juive conserveraient leur statut actuel.

   2) Deuxième formule : le marché commun

Dans cette éventualité :

  1. l’Autorité palestinienne jouirait  d’une autonomie entière,  compte tenu des deux réserves précitées :
  2. la libre circulation entre Israël et la Cisjordanie serait rétablie progressivement (10 ans),  avec la suppression du « mur » au plus tard après une décennie
  3. la liberté d’implantation serait également garantie,  à condition que les populations juives et palestiniennes ne dépassent pas le seuil de 20% dans leur territoire respectif.
  4. l’Autorité palestinienne pourrait former une police fédérale qui, entre autres, assurerait la surveillance et la protection des monuments et vestiges israéliens en collaboration avec les autorités policières d’Israël.  Cette police fédérale serait dirigée par un Palestinien, agréé par le gouvernement israélien et serait composé de 2/3 de Palestiniens et 1/3 d’Israélien

3) Troisième formule : l'Union duMoyen Orient (UMO)

Selon cette conception, le marché commun serait ouvert à d’autres Etats du Moyen-Orient :

  • à la Jordanie : endéans les 10 ans
  • au Liban : endéans les 20 ans
  • à la Syrie : endéans les 30 ans
  • à l’Egypte : endéans les 40 ans

En outre :

  1. Jérusalem serait la capitale de l’Union et doté d’un régime spécial à l’image de Bruxelles-Capitale avec un statut propre dirigé par un bourgmestre israélien, 10 échevins, dont la moitié élue parmi les Palestiniens locaux

  2. l’Union serait dirigée par une Commission de minimum 5 membre 

  3. la défense serait assurée avec les directives suivantes :
    a.  le Liban interviendrait financièrement et gérerait pour la moitié de la marine de guerre
    b.  la Syrie, l’Irak, la Jordanie et l’Egypte auraient pour mission la défense des frontières extérieures à partir de leur territoire
    c.  l’aviation de combat et les armes spéciales relèveraient du commandement israélien

  4. une Cour Suprême sera constituée de trois membres minimum :
    a.  au départ : 2 juges Israéliens et 1 Palestinien
    b.  au fur et à mesure que de nouveaux Etats adhèrent à l’Union : deux nouveaux juges représentant ces Etats.  Si l’Egypte rejoint l’Union, elle pourra désigner, quant à elle,  deux juges.  La Cour ne pourra jamais compter plus de neuf membres.
    c. il est entendu qu’Israël continuera à disposer du droit de veto également à l’encontre des Arrêts de la Cour durant 5 ans
    d.  la liberté d’implantation de 20% restera d’application durant 99 ans
    e. la Cisjordanie pourra réclamer son indépendance et sa souveraineté 20 ans après la création du Marché Commun du Moyen-Orient, étant entendu qu’Israël conserverait ses positions militaires le long du Jourdain durant une période indéterminée.

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