La dénonciation "anonyme" de travailleurs agissant dans l'illégalité.

De principe, B.T.T. a toujours exprimé son hostilité à la dénonciation sous quelle forme que ce soit.  L’une des raisons est la source potentielle d’abus.  Il suffit de se rappeler ce qui s’est passé sous l’Occupation.

Par contre, on peut comprendre que des personnes s’insurgent contre le fait d’user le droit social d’une façon ostentatoire, des personnes qui se vantent de ne pas payer l’impôt ou les taxes sociales.

Il n’est pas exclu qu’un certain nombre de nos compatriotes se sont organisés pour ne pas travailler officiellement ou travailler le moins possible, voire ne pas travailler du tout.

En tout état de cause, éviter le travail régulier finit pas choquer une partie de la population assujettie, surtout en Flandre.  « Les chômeurs professionnels »  y sont mal vus.  La création de la cellule de dénonciation, mieux connue maintenant y sera davantage utilisée au grand dam de ces chômeurs.  En Wallonie, par contre, il faudra que le chômage atteigne des niveaux proches des autres Régions avant que le monde du travail songe à passer à l’acte (de dénonciation).  Il y a trop de resquilleurs à notre système de chômage !  Et on y passe volontiers des allocations de chômage au CPAS, sachant que ceux-ci ont beaucoup de peine à trouver un boulot.

Finalement, l’existence d’une cellule ne revêt plus le caractère moral qu’elle est supposée dégager.  Il s’agit pour les personnes sans travail d’une question d’opportunité.  Trouverais-je ou non un travail officiel ?

Rien ne dit qu’à la longue, la cellule de dénonciation ne connaisse le succès en Flandre.  C’est pourquoi, malgré nos réticences sur le plan éthique,  B.T.T. engage le gouvernement à prêcher la bonne parole et ainsi à réduire sensiblement le taux du faux chômage.

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