L'égalité des genres à valoriser avec discernement.

Si les droits de l’Homme sont l’essence de la démocratie, l’on ne peut oublier que chacun d’entre eux es l’’objet d’une régulation.  Les droits fondamentaux le sont fort peu, mais au fur et à mesure que l’on monte dans la hiérarchie, elles se multiplient : les droits de la seconde génération (les droits sociaux), ensuite les droits de la troisième génération (les droits environnementaux) et finalement les droits de la quatrième génération (la qualité de vie). 

Néanmoins, ce sont les insuffisances et les discriminations relatives aux droits fondamentaux qui affectent sensiblement le plus hommes et femmes, parce qu’elles brisent ou sont susceptibles de briser d’un seul coup leur carrière.

Voyons dans quelle mesure les droits fondamentaux peuvent affecter un individu ou un groupe d’individus :

  1. au niveau de l’instruction : des discriminations existent selon le pays et la région quant au droit de fréquenter une école, soit en raison de l’appartenance à une classe sociale « inférieure », soit en raison d’une appartenance à un groupe éthique minoritaire.
  2. au niveau de l’emploi : certains métiers sont réservés au seul genre masculin.  Toutefois, dans les pays plus évolués, des femmes sont admises si elles ont la force et la force de caractère de leurs collègues mâles : on rencontre exceptionnellement des femmes dans les services des pompiers, de terrassement, de la maçonnerie, des escadrons spéciaux de la police, etc.  Mais on observe également le cas inverse dans l’enseignement des écoles maternelles, la gestion des crèches,  les services d’infirmerie, les services de base de secrétariat et de comptabilité (aides-comptables, caissières, etc.)  Le principe est sauvegardé, lorsqu’on admet l’accès à un métier ou à une profession de l’autre genre.
  3. au niveau de la carrière : toute société est composé de groupes sociaux très divers.  Les uns sont majoritaires, d’autres minoritaires.  Dans un tel contexte, les discriminations foisonnent.  La plupart d’entre elles sont sans conséquence, mais dans certain cas elles peuvent briser une carrière, car l’on vous a refusé une promotion malgré vos prestations supérieures, en raison,  soit de votre religion (catholique dans un pays protestant, musulman dans un pays occidental, juif dans un milieu nationaliste), de votre appartenance à un groupe social minoritaire (Turc, Africain, Maghrébin), ou tout simplement en raison de votre féminité.  D’où la difficulté de rivaliser avec la gente masculine, à moins de faire preuve de qualités « exceptionnelles ».

Bien entendu, les chances de s’imposer varient d’un pays à l’autre.  Dans les Etats anglo-saxons, la présence féminine dans le monde économique ne pose guère de problème.  Dans les pays latins, la position de la femme est moins évidente.  En conséquence, il faut accepter une certaine « flexibilité » dans l’application des droits humains, tout en sachant que les droits de l’Homme – et de la Femme – évoluent avec le temps et que les discriminations tendront à diminuer en intensité.  Qu’il y ait des rivalités, de l’émulation, qu’importe.  L’essentiel est que toutes les discriminations s’effacent progressivement – mais cela prendra du temps, beaucoup de temps – de manière que le « vivre ensemble » devienne le mode de vie normal de tous les êtres humains.

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