Propos impertinents 12 novembre 2016

1.  Après une « folle campagne » (« La Libre Belgique » du 8 novembre 2016), le candidat Républicain Donald Trump a remporté les élections avec une majorité de 286 voix avec la « Conférence des grands électeurs » contre 218 pour la Démocrate Hillary Clinton. 

Résultat surprenant à plusieurs titres :

  1. la plupart des sondages donnait la victoire à la candidate démocrate
  2. Donald Trump a gagné en dépit des outrances qu’il a « prononcées » à l’encontre de son propre parti et dirigeants, à l’encontre des femmes, des Musulmans, des Mexicains, de « Wall Street », de l’état-major des armées et même à son « co-listeur », le gouverneur Mike Pence.  Notons que 43% des femmes ont tout de même voté pour le candidat républicain
  3. que Donald Trump argumentait également avec plus d’éclat qu’Hillary Clinton
  4. néanmoins, en terme de nombre de voix, c’est la candidate démocrate qui l’a remporté au suffrage universel, alors que Donald Trump l’emportait dans quatre des « swing states » les plus importants, totalisant seulement 100.000 votants ou enregistrés comme tels
  5. le « président élu » s’est battu tout seul, assisté seulement par une équipe d’experts
  6. il a perçu beaucoup moins de dons que sa rivale démocrate
  7. il a du faire faire aux votes records des communautés minoritaires noires et latino-américaines
  8. le parti républicain par surcroît parvint à conserver malgré ses divisions ses doubles majorités au congrès
  9. Notons aussi que Donald Trump qui était en perdition dans les suffrages quinze jours avant les élections, a bénéficié de l’annonce inattendue par le Procureur fédéral James Comey, onze jours avant le vote du 8 novembre 2016 de la réouverture « temporaire » de l’enquête concernant l’envoi des e-mails par le secrétariat d’Hillary Clinton, à l’époque Secrétaire d’Etat (alias Ministre des Affaires Etrangères).  Pareille intervention, en principe non admise durant l’année qui précède des élections présidentielles, a relancé le candidat républicain et assusré sa victoire.  Signalons encoure que le Procureur fédéral décida en définitive de ne pas prendre connaissance ou de na pas donner des instructions dans ce sens à son administration selon une source digne de foi deux jours avant le 8 novembre.  Un comportement pour le moins suspect, selon B.T.T., car le Procureur fédéral avait déclaré lors d’une interview, le lendemain de l’annonce de l’enquête « complémentaire » qu’il avait de « bonnes raisons » de ce faire.  On doit se demander si la victoire de Donald Trump n’est pas en définition celle de James Comey ?  Et il est surprenant qu’Hillary Clinton n’ait pas intenté une action contre cette immixtion du FBI dans les élections.

Enfin, le 45ème Président des Etats-Unis aura le privilège de nommer ou proposer trois des neuf membres de la Cour Suprême des Etats-Unis durant son mandat, vu l’âge avancé de certains d’entre eux.  En d’autres termes, Donald Trump sera en position de force pour réaliser son programme, à tout le moins ce que le nouveau locataire de la Maison Blanche a annoncé comme tel au cours de sa campagne.

2.   Dans des chroniques précédentes au début du mois d’octobre 2016, B.T.T. considérait qu’Hillary Clinton durant ladite campagne faisait face à un redoutable adversaire, mesurant près de deux mètres de haut qu’elle a pourtant battu lors des trois débats publics.

3.  Quel sera l’impact de ces élections sur la politique mondiale ?

  1. à première vue elle sera négative

ü  la devise, le dollar US,  est tombée au plus bas 1 € = 0,93 US $

ü  les taux d’intérêts obligatoires aussi

ü  le peso mexicain a perdu quelque 10% de sa valeur

ü  la C.E. est prise de panique

ü  les autorités financières nipponnes et asiatiques sont désemparées

Somme toute, une situation qui rappelle le Brexit !

  b.  Une tendance positive cependant : les matières premières et Wall Street clôturèrent en hausse, en particulier l’or physique et le cours du pétrole.

4.  Il est incontestable que le comportement atypique du président élu a dérouté les médias, en particulier les sociétés de sondage.  L’électorat en Occident a également des réactions apparemment « anormales » avec un désœuvrement à l’égard de « l’establishment » du monde politique et des puissantes entreprises multinationales.  La face de l’image politique n’est plus celle d’antan.  Il faudra désormais réécrire l’histoire.  Le Brexit et l’élection surprise de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis illustrent cette mutation.

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