Les rengaines idéologiques.

Les partis ont largement fait appel, plus particulièrement dans le sud du pays, aux idéologies politiques, qui caractérisent chacun d'entre eux depuis plus d'un siècle, à savoir les partis anticapitalistes d'une part, les partis attachés à l'économie de marché d'autre part et, entre les deux, des partis qui ménagent les uns et les autres. 

L'alternance, un droit dérivé des élections libres.

Les Nations Unies n’ont cessé de se fier à des élections (plus ou moins) libres pour accorder la légitimité démocratique à un nouvel Etat ou à un Etat qui s’était pourvu d’un régime totalitaire, alias un Etat à parti unique ou prou.

La Belgique, un état caméléon ?

Notre pays se déclare être un Etat fédéral. De fait, sa structure institutionnelle est à la fois fédérale, confédérale et unitaire. Transformer un Etat unitaire en un Etat fédéral n’est pas une « simple affaire ». A notre connaissance, l’histoire ne connaît aucune expérience réussie à cet égard. Ce qui explique les aspects complexes de l’opération qui a été ponctuée par de multiples crises politiques :

Une "dérive" politique qui tend à se généraliser : la remise en cause de la légitimité du gouvernement.

Depuis quelques années, l’Opposition parlementaire d’un Etat croit bien faire en s’opposant à toute initiative gouvernementale ou présidentielle. Son objectif avoué, à tout le moins pour une fraction importante de ses membres, est de contraindre à la démission les hommes au pouvoir ou leur non-réélection.

Particratie : projet d'étude sociologique.

L’un des facteurs d’échec concernant les négociations pour la constitution d’un gouvernement (de plein exercice) suite aux élections de juin 2010 est indubitablement ce qu’on qualifie de particratie :
                        - 9 partis sont engagés dans la négociation
                        - les ténors sont des présidents des partis, qui en réalité n’assument aucune  
                             responsabilité ministérielle
                        - les négociateurs sont assistés d’une centaine de conseillers discrets, mais
                             qui ont leur mot à dire