Désolants sondages !

Le sondage trimestriel de « La Libre Belgique » de fin du mois dernier attribue un tiers des voix flamandes à la NVA, un parti qui n’est pas disposé à faire des concessions sur l’essentiel de son programme : la sécession à terme de la Flandre. Comme le NVA est incontournable actuellement pour former une majorité gouvernementale, l’impasse est totale et personne n’en connaît l’issue. En France, les élections cantonales ont confirmé l’intérêt de l’électorat pour le FN et aux Etats-Unis, le Tea Party a effectué une percée surprenante aux élections du mid-term de novembre 2010.

Une rationalisation des structures institutionnelles de la Belgique.

Personne ne niera que notre pays ait atteint les sommets d’une architecture institutionnelle quasi illisible. Son coût est énorme, sans doute des milliards d’euro.  Dans le contexte compétitif mondial, ce « luxe », la Belgique aura de plus en plus de peine à le supporter.  Au surplus, le citoyen se pose de plus en plus de questions, quant aux charges que génère l’ineffable complexité institutionnelle de notre pays.

Notre démocratie est-elle en péril ?

Nous savons qu’aucun régime démocratique au monde n’est parfait.  Il n’y a pas deux Etats démocratiques qui aient promulgué une Constitution identique.  Au surplus, la société évolue et le droit, le droit constitutionnel inclus, s’adapte, sans compter que la jurisprudence  -  le plus souvent variable d’un pays à l’autre  -  confère un sens particulier à telle ou telle disposition de l’acte fondamental.

La Belgique, une démocratie perfectible.

Chacun a en quelque sorte une conception personnelle de la démocratie, car un régime démocratique définit les « règles du jeu » politiques, non un contenu défini.  Dès lors, toute démocratie est imparfaite et perfectible, d’autant plus que le contexte économico-social et politique évolue sans cesse.

Le pouvoir du souverain : un débat prématuré ?

Bien que la dernière déclaration gouvernementale n’ait pas prévu ce thème, l’aménagement des pouvoirs du chef de l’Etat fait tout à coup la une des  médias, comme le furent la remise en question du vote obligatoire et la révision de la loi sur les intérêts notionnels, il y a peu, tout sujet non inscrit dans la dite déclaration.