La régulation de la concurrence.

Note pour le Professeur J. Van Damme,
sur le thème de la régulation de la concurrence
qui fut l'objet du déjeuner du 20 juin 2011
à la Fondation Universitaire.

Le débat consacré au thème de la régulation de la concurrence m’a interpellé à divers égards.

Le marché des matières premières, l'enjeu du XXIème siècle ?

Le marché des matières premières a pris un essor d’une ampleur inattendue depuis plusieurs décennies sous l’impulsion du pétrole en premier lieu et ensuite sous celles des métaux et depuis peu des «terres rares ».

L'économie de marché : une mise au point.

Constatons de prime abord que les tenants d’une économie de marché assimilent celle-ci volontiers au libéralisme économique et au libre exercice du droit de prospérité.  Dans un Etat démocratique, cd. dans un Etat de droit, la propriété privée est la règle,  la propriété publique l’exception.  En d’autres termes, la propriété  et les droits dérivés du droit de propriété, la liberté d’entreprendre, le libre accès au marché, le droit au profit et le droit à l’échec, etc.  relèvent du champ d’action du privé, sauf exception.

La politique et l'argent.

Déjà dans les années trente, l’on évoquait la démission et les trahisons des clercs.  A l’époque, nombre d’intellectuels et de chefs d’entreprises s’étaient ralliés ouvertement ou non aux mouvements extrémistes de droite de crainte de la montée des partis de gauche, dont le parti communiste.

L'économie libérale, un leurre ?

« Le marché est le pire des système,
 à part tous les autres »
Joëlle Milquet, Présidente du CDH

Il y a peu de dogmes qui divisent les hommes politiques et les économistes que l’économie de marché.  Pour les politiques de droite, l’Etat doit s’abstenir d’intervenir sous quelle que forme que ce soit, sauf en cas de détresse (« emergency »).  Pour les politiques de gauche, toute intervention publique est salutaire.  Les uns et les autres se comportent comme si la qualification de libéral ou socialiste les contraignent d’épouser la position dogmatique de leur école sans la moindre réserve.