La confection du budget 2012 : ne tournons pas en rond.

L’on peut comprendre que confectionner un budget, qui doit « trouver » 11,3 milliards d’euros de plus, soit en recettes, soit sous forme d’une réduction des dépenses publiques, soit une combinaison des deux complique quelque peu les négociations. De là, à discuter des semaines entières en refusant, soit de diluer les acquis sociaux, soit d’alourdir la taxation des entreprises bénéficiaires et des personnes nanties, nous ramène à la politique d’entre les deux guerres.

De la responsabilité du banquier.

L’on a quelque peu oublié que la monnaie, le commerce de l’argent et l’octroi de crédits ne constituent pas un métier comme un autre. Ils procèdent d’une activité d’intérêt général, cd. d’intérêt public qui postule une certaine régulation.

A quoi bon taxer davantage ?

Confrontés à la « crise », cd. à des déficits divers (budgétaire, balance commerciale, sécurité sociale, etc), ainsi qu’à un endettement croissant, le tout accompagné, voire aggravé par un ralentissement de l’économie, la plupart des Etats édictent des mesures destinées à atténuer les effets négatifs de la conjoncture, dont celle d’une taxation exceptionnelle et temporaire des « gros » revenus et/ou celle du patrimoine des personnes qualifiées de « riches ».

L'appât du gain, une faiblesse que de trop nombreuses institutions financières ont de la peine à contenir.

En Europe à tout le moins, c’est une élite intellectuelle qui encadre les institutions financières, et plus particulièrement les établissements bancaires. Nous avons pu juger de visu l’apport des banques à une meilleure gestion des entreprises : plus de rigueur, des risques plus mesurés, des fusions opportunes, des transmissions d’entreprises mieux étudiées, etc. Et pourtant, c’est le système bancaire qui est le plus souvent à la base d’une crise économique grave.

Les dessous de la gestion de portefeuille.

Dans l’éditorial de « La Libre Finance » en date du 5 décembre dernier, vous mettez en cause la gestion de portefeuille de diverses banques.  Notre association qui s’est consacrée depuis 1970 à la défense des intérêts minoritaires, partage vos critiques à l’encontre des gestionnaires de portefeuille d’une manière générale,  en plaidant toutefois les circonstances atténuantes pour la plupart des préposés au conseil et à la gestion.