Cartes sur table ! (suite).

Le 21 mars dernier B.T.T. évoquait la situation « anormale » de négociations politiques qui s’étiraient sur 10 mois, sans que l’opinion publique connaisse les enjeux précis. L’on peut comprendre que le ou les partis politiques souhaitent, dans un premier temps, tâter discrètement leurs intentions respectives et tentent d’esquisser des voies de sortie de la crise. Si ces tentatives n’aboutissent après « un certain temps », il s’impose aux partis politiques d’informer l’opinion publique de leurs positions respectives, afin qu’elle puisse se forger une idée de l’enjeu et s’exprimer, voire se prononcer, quant à elle, sur une possible issue de la crise, bien sûr, en toute vraisemblance sous forme d’un compromis.

Sociologie politique : Leterme II ou comment faire de la politique autrement.

Il y a des centaines de façons de « faire de la politique ». Du reste, chaque Etat indépendant - et l’on en compte quelque deux cents - a promulgué une constitution qui leur est propre, à l’exception de la Grande-Bretagne et l’Etat d’Israël. En outre, chaque Etat exhibe des comportements particuliers (traditions, affinités ethniques, etc.). Dès lors, les « résultats » sont différents d’un Etat à l’autre, entre Etats démocratiques et totalitaires à coup sûr, mais aussi entre régimes démocratiques.

Particratie : projet d'étude sociologique.

L’un des facteurs d’échec concernant les négociations pour la constitution d’un gouvernement (de plein exercice) suite aux élections de juin 2010 est indubitablement ce qu’on qualifie de particratie :
                        - 9 partis sont engagés dans la négociation
                        - les ténors sont des présidents des partis, qui en réalité n’assument aucune   
                          responsabilité ministérielle
                        - les négociateurs sont assistés d’une centaine de conseillers discrets, mais 
                          qui ont leur mot à dire

Osons la réforme de l'Etat !

Après plus de 300 jours d’âpres négociations, le seul consensus politique qui s’est dégagé est la nécessité de moderniser le fonctionnement de nos institutions publiques par le biais d’une profonde réforme de l’Etat. Néanmoins, les partis n’ont pu se mettre d’accord sur aucun projet concret. Aussi nous sommes-nous posé la question s’il n’y avait pas lieu de changer de registre :

Cartes sur table !

Rêvé d’un gouvernement effectif, cd. de plein exercice, le pays s’impatiente, non tellement parce qu’il n’est pas gouverné - le gouvernement démissionnaire Leterme II expédie les affaires courantes avec énormément d’adresse -, mais parce que les partis politiques ne parviennent pas à se mettre d’accord. Or, un parti politique n’a de raison d’être que dans la mesure où il est mandaté, soit pour assurer les rênes du pouvoir, soit pour en être une alternative constructive.