Immigration et xénophobie, un faux départ.

La nomination par le Roi d’Elio Di Rupo en qualité de préformateur  -  et probablement à une date non encore fixée, chef de gouvernement  -  est une première en Belgique.  Il sera, dans ce cas, le premier Premier Ministre qui ne soit pas issu d’une famille d’origine belge.  Sera-t-il un « bon » Premier Ministre? 

Au vu des négociations particulièrement difficiles   -   « réconcilier l’inconciliable », une « tâche titanesque »  - qu’il a pu mener à bien, l’on peut s’attendre à une législature performante, quelle que soit la coalition gouvernementale.  Peut- être, faut-il se demander, si Elio di Rupo était  le seul homme politique d’envergure à pouvoir réussir une sortie de crise aussi peu évidente aux yeux de la plupart des observateurs politiques, précisément en raison de ses origines.  Né de parents immigrés, le futur Premier Ministre ne ressentait sans doute pas cette allégeance communautaire atavique qu’éprouve tout belge attaché à son terroir familial.  Se sentant plus belge que wallon, il a su sans doute mieux appréhendé les discordances communautaires et ainsi surmonter l’affrontement « émotionnel » qui prévaut entre francophones et néerlandophones.

Tout ceci pour dire que les immigrés ont contribué à l’essor de notre pays et ce, dans un grand nombre de domaines.  Rappelons à ce propos l’immigration allemande qui au  XIX siècle a joué un rôle important dans le développement de la ville portuaire d’Anvers, l’immigration juive autour des années 1900 qui a fait d’Anvers le premier centre diamantaire du monde, l’immigration des pays de l’Est  -  Russie incluse  -  au début du XX siècle (étudiants et jeunes travailleurs), l’immigration (souvent clandestine) des Juifs allemands fuyant le régime nazi dans les années trente (dont la très grande majorité fut déportée, à moins d’avoir pu fuir dans un pays neutre ou allié), l’immigration italienne de l’après midi qui fut indispensable au redressement économique du pays et qui par la suite s’intégra d’une façon étonnante dans le système multilingue de notre pays.

Il est vrai que ces vagues d’immigrés revêtaient en très large partie un caractère légal.  Elles soulevèrent peu de problèmes, comparés avec ceux que la Belgique connaît depuis les années soixante.

Deux facteurs sont venus perturber le droit public international en matière d’immigration :

  1. le nombre anormalement élevé de « réfugiés » politiques et autres qui sont en « situation irrégulière » dans notre pays, phénomène causé d’une part par l’explosion démographique dans le pays du quart monde et d’autre part par la mise en place d’un nombre croissant de régimes tyranniques,  tous facilités par le développement moyen de transport.
  2. le « regroupement familial » des travailleurs étrangers « non-européens » (généralement musulmans),  engagés en principe avec un permis de travail temporaire.

Il est moins aisé de tirer des conclusions ici.  Cette immigration peu ou non « choisie » pose sans conteste certains problèmes que l’on n’avait pas connus auparavant :

    a)  la méconnaissance de nos trois langues ou d’une langue véhiculaire internationale (anglais, espagnol)
    b)  le manque d’une formation professionnelle, adaptée à notre modèle de société
    c)  des pratiques religieuses fort différentes de celles établies chez nous
    d)  enfin de faibles ressources personnelles, sauf exception

D’où de réels problèmes d’intégration que les autorités, le monde associatif et les milieux d’affaires ont réussie non sans succès à aplanir.  Les immigrés clandestins,  à quel titre que ce soit, ont été « régularisés » à raison de 85 %, s’ils n’ont pas de passé « criminel ».  En d’autres termes, la très grande majorité de « heureux élus » a trouvé une occupation rémunérée, un logement « décent » et un environnement social qui leur a permis de s’épanouir.  D’une manière générale, l’on ne s’en plaint pas, quoique deux nouveaux éléments tendent à jeter le trouble dans les relations desdits immigrés avec les autorités :

    a)  la ghettoïsation de certains quartiers à population allochtone (maghrébine principalement), de plus en plus contrôlée par des éléments islamistes radicaux
    b)  le dévoiement de la troisième génération de jeunes musulmans (phénomène sociologique causé par leur non-identification).

Il y aura donc lieu de prendre des dispositions sur ces deux plans :

  • recomposition  des quartiers à très forte densité  de «non-européens », de manière à les rendre pluriculturels  
  • un « service national » pour les jeunes « délinquants »

En résumé, l’immigration a été un bienfait pour notre pays.  Il subsiste encore un certain nombre de problèmes, sur lesquels les autorités doivent se pencher dans un esprit constructif et dans le respect des droits humains.  Certains d’entre eux, ne le cachons pas, sont délicats, lorsqu’une personne de confession musulmane, par exemple,  place les commandements de la Charia au dessus de nos lois.  Néanmoins, il nous faut tenir bon et amener progressivement les « récalcitrant(e)s » à respecter le cadre légal de notre régime démocratique. 

Commentaires  

 
#1 Kamal 26-08-2013 20:10
J'adore cet élan d'islamophobie/maghrebophobie, il y a un manque d'intégration dans d'autres groupes de population. Il est vrai qu'il y a une ghettoïsation des communautés maghrébine (peut-être dû au rejet dont ils sont victimes), peu importe: qui sème le vent récolte la tempête, tâchez juste de bien tenir ces maghrébin en laisse au risque de voir un mouvement populaire qui naitrai et engendrerai des tensions indéniable en Belgique. Je suis né au Maroc, grandis en Belgique, je maitrise le francais, le néerlandais, l'anglais, l'arabe et le berbère, je respecte les lois belges, la Constitution Belge, je n'ai jamais eu affaire à la police, je respecte tout et tout le monde et je paie mes impôts, et pourtant je suis musulman et maghrébin, je suis et pratique ma religion sans faire de prosélytisme et tout en respectant la Constitution belge. A bon entendeur, KML
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